Tout savoir sur les toilettes sèches

Les toilettes sèches sont une alternative intéressante à plus d’un titre pour l’assainissement des déchets humains journaliers. Installations relativement faciles à mettre en place, les toilettes sèches peuvent contribuer à résorber le problème de défécation à l’air libre (ODF) dans les pays en voie de développement. Elles ont incontestablement une qualité écologique dans la mesure où le sol est régénéré par les rejets  humains au lieu d’en être pollué.

Définition

Une économie d’eau

Les toilettes sèches sont ce qu’on appelle toilettes à compost ou encore toilettes à litière bio maitrisée. Elles sont dites sèches parce qu’elles n’utilisent pas d’eau à la grande différence de la fosse septique où la dépense en eau potable représente de 3 à 12 litres à chaque passage à la selle.

Régénération naturelle du sol

Avec les toilettes sèches, il est possible de récupérer les excréments pour en faire du compost et donc contribuer à la mise en valeur du sol par des moyens écologiques. Elles valorisent ainsi des matières que l’entendement commun considère comme à proscrire car malpropres.

Description

L’aménagement de toilettes sèches ne nécessite pas de gros budget car les pièces principales du dispositif sont :

  • La cuve, constituée par un seau ou tout autre récipient d’une contenance de 30 litres, de préférence en inox ou en galva car plus durable et plus facile d’entretien. Le récipient en plastique a tendance à retenir les odeurs après un certain temps d’utilisation.
  • Un caisson agencé à la forme d’un wc classique, muni d’une lunette, d’un couvercle et éventuellement d’un compartiment supplémentaire pour mettre la sciure, les copeaux et autres matières sèches pour recouvrir à chaque fois la décharge déposée à chaque passage dans le récipient.
  • Un petit local pour abriter le dispositif qu’on aura soin de construire dans un endroit où il sera facile de transporter le récipient rempli vers le bac à compost.

Installation d’assainissement écologique

Le dispositif des toilettes sèches est sans conteste une installation écologique dans la mesure où d’abord, aucun intrant chimique n’est utilisé. Ensuite, la dégradation des matières fécales se fait de manière naturelle.

Les copeaux, la sciure et tout déchet carboné de tout végétal ligneux, en l’occurrence les branchages, les feuilles, les tiges mais aussi la paille, les résidus de tonte, les déchets du jardin sont les principales matières dont la fonction est d’équilibrer l’azote contenu dans les déchets humains, notamment les urines.

Un certain dosage est tout de même de mise car certains matériaux ne se prêtent pas vraiment à la fabrication de compost, tels que la chaux ou le sable. Ce mélange de matières organiques retourne à la terre qui les a produits sous forme de compost.

Les types de toilettes sèches

On distingue les toilettes sèches à séparation dites scandinaves. L’appellation vient sans doute du fait que les pays nordiques ont déjà depuis longtemps adopté les toilettes sèches, à tel point que dans certaines contrées, la commune ne délivre pas de permis de construire si les toilettes sèches ne sont pas prévues.

La séparation peut se situer au niveau de la cuvette où une petite cloison est aménagée pour canaliser l’urine vers l’avant et les fèces vers l’arrière ; ou alors au niveau du fond de la cuvette, c’est-à-dire selon un principe gravitaire et les matières solides sont acheminées par tapis roulant vers le lieu de compostage.

Les toilettes à litière bio-maîtrisée utilisent les matières végétales carbonées comme un épais tapis – d’où le nom de litière – au fond du réceptacle et les dépôts à chaque passage sont recouverts par une ou deux poignées de ces matières végétales. Un début de compostage commence déjà dans la cuve.

Le mode d’emploi des toilettes sèches

Une couche de sciure ou d’un mélange de matières carbonées constitue le fond de la cuve. Après chaque passage, on recouvre la décharge avec le papier de toilette, encore de la sciure ou du mélange susmentionné. Quand le seau est plein, on vide le contenu dans le bac à compost. Pour se conformer aux règles de l’hygiène, le compost ainsi obtenu ne devrait être utilisé qu’après une période de deux ans, de sorte que les germes pathogènes soient complètement détruits.

Les toilettes sèches sont la solution pour ne pas occasionner de nuisance aux voisins car des dispositions réglementaires prévoient les sanctions y afférentes. Ainsi le rejet liquide et la pollution des eaux superficielles ou souterraines sont formellement interdits.

Principes actifs

La déshydratation des excréments permet de séparer l’urine des matières fécales. L’énergie solaire et l’énergie éolienne sont mises à contribution pour chauffer et ventiler. Déshydratés, les excréments peuvent être régulièrement évacués pour une utilisation ultérieure. L’urine, quant à elle, peut aussi être déviée vers un réseau d’eaux usées.

Avantages

Divers avantages peuvent être obtenus avec l’utilisation de toilettes sèches, à savoir :

  • une économie conséquente d’eau qu’on ne déverse plus par dizaine de litres dans la cuve ;
  • le respect du cycle de l’eau, notamment en évitant de souiller les nappes phréatiques ;
  • la constitution d’une ressource naturelle bénéfique pour un espace plus ou moins étendu alentour qui tire profit du retour par la restitution au sol de minéraux essentiels à son équilibre;
  • l’usage des toilettes sèches éviterait à beaucoup de contrées des pays en développement de faire face aux problèmes d’eau potable contaminée par les matières fécales;
  • les déchets sont valorisés avec l’utilisation du compost ;
  • il est alors possible de traiter les eaux ménagères à part.

Inconvénients

Le principal inconvénient à souligner pour les toilettes sèches est le blocage psychologique. Manipuler des déchets considérés comme les plus vils demande une certain degré de prise de conscience quand bien même les principes sacro saints d’environnement et d’écologie sont adoptés par une grande majorité.

Dans le cas des toilettes à séparation, l’inconvénient majeur est la consommation d’énergie pour atténuer la nuisance des odeurs par une ventilation forcée et pour sécher les fèces collectées en utilisant une résistance électrique.

Les toilettes sèches à litières ne peuvent être vraiment fonctionnelles que si l’on dispose d’une certaine surface de terrain pour épandre le compost – par ailleurs impossible en appartement – ainsi, les petites cours ne sont pas indiquées pour ce genre de dispositif.

Tout savoir sur la micro-station d’épuration

La micro-station d’épuration fait partie des dispositifs d’assainissement non collectif et son installation relève des compétences du Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC). Il faut, en effet, passer par ce service pour vérifier la conformité réglementaire du projet d’installation et la conception technique des travaux d’installation. Chaque micro-station doit recevoir l’agrément du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

Définition d’une micro-station d’épuration                

Assainissement pour protéger l’environnement

La micro-station d’épuration est un dispositif d’assainissement des eaux usées, qui en combine à la fois le prétraitement et le traitement. Fonctionnant sur le principe de la dégradation de la pollution des eaux usées par des micro-organismes, le procédé mis en œuvre par cette installation répond aux soucis de respect de l’environnement.

Les types de micro-station

C’est une solution de traitement des eaux usées qui fonctionne à la manière des stations d’épuration urbaines. Ainsi, deux principes peuvent être appliqués :

  • le procédé à culture libre qu’on appelle aussi à boue activée où les bactéries sont en suspension dans l’eau et dans la boue
  • le procédé à culture fixée: les bactéries sont fixées sur un média, c’est-à-dire un matériau sur lequel les bactéries se fixent, tel que la laine de roche, du plastique ou autre.

Installation

Les différentes étapes de l’installation de la micro-station consistent :

  • au choix de l’emplacement
  • au terrassement et la préparation de la surface où implanter le dispositif
  • à la pose de la micro-station rendue désormais facile avec les unités préassemblées, modulaires et prêtes à l’usage.
  • au branchement avec le système des eaux de la maison
  • au le raccordement électrique.

Fonctionnement

Les eaux usées des ménages

Les eaux grises constituent une grande part des effluents rejetés par une habitation. Ce sont les eaux provenant des lavabos, de la douche, lave-linge, etc. A cela s’ajoute les eaux vannes, les eaux provenant des toilettes.

Épuration par boues activées

Le procédé biologique qu’on appelle à boue activée met à contribution les micro-organismes présents dans les eaux usées pour dégrader les matières organiques. N’impliquant pas d’utilisation de produits chimiques, ce traitement est bien moins dangereux pour l’homme et l’environnement naturel.

Pourtant, au départ, ces eaux usées contiennent toutes sortes de matières organiques, azotées et phosphorées, ainsi que des micro-organismes pathogènes qui amènent à l’eutrophisation des eaux accumulées.

Le principe du traitement biologique

Première phase du traitement

Dans la phase du prétraitement, les constituants solides sont séparés des liquides. Le procédé de la décantation se passe dans un premier compartiment. Les matières les plus lourdes se déposent au fond tandis que les plus légères remontent en surface. Cette phase voit ainsi le déroulement d’un certain nombre d’actions :

  • stockage,
  • dégradation anaérobie des matières organiques,
  • décantation des matières en suspension,
  • rétention des éléments flottants,
  • homogénéisation des polluants aussi bien chimiques qu’organiques,
  • hydrolyse des graisses
  • production d’ammonium

Les boues activées en suspension effectuent un premier traitement d’épuration et on entre dans la seconde phase du traitement avec le compartiment qu’on appelle « réacteur biologique ».

Deuxième phase du traitement

Dans le bassin de réaction, on fait alterner les périodes d’aérobie, c’est-à-dire un apport d’oxygène, et les périodes d’anoxie, c’est-à-dire que les bactéries sont privées d’oxygène.  La réaction à cette impulsion est que ces bactéries alternent, elles aussi, la digestion des matières organiques et la réduction des nitrates et des nitrites. La voie aérobie permet une dégradation rapide de la matière organique.

On arrive alors à la phase de pré-clarification où les boues restantes produites par les matières organiques dégradées sont séparées et décantées au fond de la cuve puis renvoyées dans le réacteur biologique. L’eau, quant à elle, passe dans le dernier compartiment de clarification.

Troisième phase du traitement

La dernière phase, la clarification, permet de séparer les boues légères persistantes et l’eau épurée. Le traitement bio permet de rejeter les eaux traitées dans le milieu naturel, déversées dans les canaux ou irriguant le jardin.

Avantages

  • Le premier avantage notable de la micro-station est l’absence d’odeur car il n’y a pas de fermentation prolongée.
  • Elle est compacte et de dimensions réduites car elle fait moins de 10 m². Son installation est simple et ne demande pas beaucoup de temps.
  • Toutes les phases du prétraitement et du traitement sont faites à l’intérieur d’un seul et unique dispositif étanche.
  • Sa durée de vie est en moyenne de 20 ans.

Inconvénients

  • Une micro-station ne peut pas fonctionner par intermittence. Elle est sensible aux variations de charges, c’est-à-dire aux changements de volume d’eaux usées à traiter. Ainsi le retour de vacances des occupants de la maison peut être une période de remise en état problématique des bactéries qui peuvent ne pas résister à une longue absence d’apport en eaux usées.
  • Pour qu’elle donne son plein rendement, son entretien nécessite l’intervention régulière du revendeur, ce qui pose un problème de disponibilité et de coût à la fois.
  • Son fonctionnement nécessite une alimentation électrique, ce qui pose problème dans les zones éloignées du réseau électrique.
  • Elle émet un bruit faible mais continu et l’utilisation d’un groupe électrogène risque d’en amplifier l’impact.
  • Il faut la vidanger quand la boue atteint une certaine quantité, généralement 30% du volume des eaux usées contenues dans le dispositif.

Les améliorations apportées dans les nouvelles micro-stations

Un matériel en progrès

Les cuves des micro-stations peuvent être en béton, en polyéthylène ou en polyuréthane. Outre le fait que le dispositif est compact et complètement enfoui, la micro-station peut désormais traiter un minimum de 3000L alors que les fréquences de vidange ont été considérablement réduites.

Pour les micro-stations à culture fixée, il n’est plus besoin, pour certaines marques, de remplacer le média qui a été conçu non biodégradable. Le plus que cette innovation entraîne est l’élimination sans interruption des détritus et des bactéries nocives. De plus, la nouvelle génération de micro-station a une très faible consommation électrique.

Les limites de la mictro-station

Il faut souligner que tout comme pour la fosse septique, les micro-stations ne sont pas conçues pour recevoir les eaux pluviales ; celles-ci peuvent, en effet, perturber le fonctionnement du dispositif mis en place.

Lagunage eaux usées

Dans une optique d’assainissement écologique, le traitement des eaux usées peut passer par une diversité de procédés. Un des principaux recours porte sur le lagunage des eaux usées, mais certains dispositifs à filtre sont également très prisés de nos jours. Il y a entre autres le filtre à sable, le filtre à coco, le filtre planté, le bambou d’assainissement, ou encore le principe des toilettes sèches.

Le lagunage se réalise à partir du principe de l’épuration par microphyte des eaux usées. Il s’agit en effet d’une solution biologique consistant à faire usage d’acteurs végétaux comme des algues et des plantes aquatiques de taille réduite pour assurer le traitement.

Remarque :

On dit qu’un dispositif est écologique lorsque sa présence empêche l’infiltration des eaux grises dans les eaux souterraines.

Quelles sont les dimensions idéales pour un bon lagunage ?

Pour un lagunage correct, la fabrication de bassins est indispensable. Il faut donc 3 réceptacles au minimum avec une profondeur de 100 à 120 cm chacun.

Le premier bassin doit toujours être plus grand que les suivants. Il faut alors compter dans les 6 mètres carrés par utilisateur lors de l’agencement.

Pour les bassins restants, une surface minimale de 3 mètres carrés par habitant est exigée.

Quelles sont les variétés de lagunes existantes ?

Les différentes déclinaisons de la lagune se distinguent par le type de plantes utilisé. Il y a donc la lagune à microphytes et la lagune à macrophytes.

  • La version à macrophytes :

Fonctionnant de la même manière que la filière « filtres plantés », la lagune à macrophytes fait intervenir des plantes de grande taille pour l’assainissement. Celle-ci s’adapte au système d’assainissement non collectif et peut ainsi convenir à un usage domestique.

  • La variété à microphytes :

C’est une déclinaison de la lagune qui fait usage de petites plantes pour l’épuration des eaux usées. Les algues et le phytoplancton sont alors mis en avant pour assurer le bon fonctionnement du dispositif en général. Grâce à la présence de ces végétaux, il n’est plus nécessaire de faire installer une fosse toutes eaux. Cette filière est plutôt dédiée au système d’assainissement semi-collectif.

De quelle manière le lagunage des eaux grises se déroule-t-il ?

Le processus de lagunage des eaux grises ou usées est constitué de cinq étapes principales. Ces phases se succèdent comme suit au sein d’un même dispositif :

  • De bassin en bassin, les eaux usées s’écoulent par gravitation au fur et à mesure de leur arrivée.
  • Avec les nutriments dont ils sont garnis, les effluents se chargent du développement des algues vertes
  • Ces végétaux procèdent progressivement à la libération de l’oxygène dans l’eau de la surface (par un phénomène de photosynthèse)
  • Les bactéries aérobies se nourrissent de l’oxygène y étant libéré pour assurer l’oxydation de la matière organique
  • La matière s’assainit et se décompose grâce aux bactéries anaérobies dans le dispositif

NB :

Aérobie : qui nécessite de l’oxygène pour rester en vie

Anaérobie : qui peut se développer convenablement dans un milieu sans oxygène

Le système de lagunage des eaux usées, quels en sont les avantages ?

Les avantages sont nombreux dans le cadre du lagunage des eaux usées. Que ce soit au niveau du coût, de l’installation, ou de l’utilisation, ce système d’assainissement présente des atouts innombrables au bénéfice des usagers. Voici en détail les principaux avantages offerts par ce type de dispositif :

  • La technique de lagunage est simple et donc peu onéreuse
  • Elle convient aussi bien aux grands terrains de camping qu’aux petites collectivités
  • Le dispositif peut être durable jusqu’à plus de 20 ans si les bassins sont bien étanches
  • Les nuisances auditives n’ont aucune chance de dominer la résidence
  • Les risques sanitaires sont nettement moindres par rapport à d’autres types de dispositif d’assainissement

Existe-t-il des contraintes quant à l’adoption du lagunage des eaux usées ?

Les contraintes existent, oui, mais celles-ci sont moindres si l’on tient compte de tous les avantages afférents à l’utilisation du système de lagunage. Les éléments suivants sont alors à prendre en considération dès que le projet vous vient en tête :

  • Il faut souvent des surfaces de terrain importantes pour le lagunage
  • Plusieurs bassins sont nécessaires pour un fonctionnement optimal du dispositif
  • Des digues relativement larges (au moins de 4 m) sont à prévoir pour permettre un entretien du système par un véhicule
  • Les bassins doivent être rectangles de préférence pour assurer pleinement leur fonction (3 m * 1 m)

Qu’en est-il des entretiens à apporter à l’ensemble du dispositif ?

Comme pour tout système d’assainissement collectif ou individuel, des tâches d’entretien sont à apporter régulièrement pour assurer la pérennité de l’installation. À part les séances de nettoyage classiques, voici une liste des  interventions à prévoir :

  • Sur les digues : la végétation doit faire l’objet d’un fauchage tous les 4 mois.
  • Dans les bassins : les boues doivent être retirées tous les 5 ou 10 ans (en fonction de la taille des réceptacles)
  • Sur tout le dispositif : des séances de dératisation sont à prévoir régulièrement pour lutter contre l’invasion des rongeurs
  • S’agissant d’un système d’assainissement écologique, le lagunage n’est donc pas agréé. Pour cette raison, son adoption nécessite une autorisation spécifique émanant des autorités locales compétentes.

Astuces :

  • Les boues retirées du fond des bassins peuvent être réutilisées comme des agents fertilisants sur des surfaces d’épandage.
  • Pensez à concevoir un îlot à canards dans le troisième bassin. C’est une méthode efficace pour limiter l’envahissement du dispositif par des lentilles d’eau. Les canards se nourrissent en effet de ces végétaux sans la moindre modération.

Quel dispositif d’assainissement pour le lagunage des eaux usées ?

Il faut savoir que le système de lagunage implique l’usage de surfaces importantes (entre 10 et 20 mètres carrés par équivalent-habitant). À cet effet, les nuisances olfactives sont importantes et surtout permanentes, sans oublier la présence des moustiques et des larves en toutes saisons. Pour toutes ces raisons, ce système est strictement déconseillé dans le cadre d’un assainissement individuel. Il est par contre très pratique pour un assainissement semi-collectif.

Assainissement des eaux usées : comment faire le bon choix ?

Les dispositifs d’assainissement individuel sont disponibles en plusieurs déclinaisons. Il faut savoir, cependant, que la configuration de la parcelle est l’élément déterminant du choix du système le plus adapté. A cet effet, une étude de sol doit être effectuée pour choisir la filière de traitement idéale. Bien évidemment, trouver un bureau d’études spécialisé est recommandé pour s’en charger.

D’autres éléments sont également pris en compte dans le choix d’une filière adaptée à la résidence en question. Que ce soit pour une filière traditionnelle ou une filière agréée, l’état du terrain, le coût, et le fonctionnement du dispositif adopté sont aussi des critères qui peuvent impacter le choix des propriétaires.

 Note :

Peu importe le choix adopté, celui-ci doit toujours faire l’objet d’une validation de la part du SPANC.

Assainissement des eaux usées : ce qu’il faut savoir avant d’entamer les travaux

Il est nécessaire de connaitre toutes les possibilités par rapport à l’habitation avant d’opter pour un dispositif d’assainissement en particulier. Les éléments suivants doivent ainsi être déterminés au préalable :

  • La surface de terrain disponible pour l’installation : certaines installations sont beaucoup plus encombrantes, tandis que d’autres sont plus compactes.
  • Le degré de la pente du terrain (topographie) : permet de savoir s’il faut un tertre ou une pompe de relevage.
  • Le nombre total des pièces de la maison (à préciser avec leurs usages respectifs) : élément important pour bien dimensionner les installations.
  • Le type de sol en question : quel est son niveau de perméabilité ? Est-il possible d’y faire un traitement et une évacuation des eaux usées ?
  • Les contraintes relatives au terrain : vérifier la présence de puits et d’arbres dans les environs.

Il est à noter qu’une certaine distance doit être respectée entre le dispositif d’assainissement et les éléments se trouvant autour. En voici les détails :

  • Distance par rapport à un captage d’eau potable : 35 m
  • Distance par rapport à un puits (peu importe la profondeur) : 35 m
  • Distance par rapport aux limites des propriétés voisines : 3 m
  • Distance par rapport aux arbres et arbustes : 3 m
  • Distance par rapport à l’habitation : 5 m

Remarque :

C’est le dispositif d’assainissement qui doit se trouver éloigné de la maison. Le bac à graisse, obligatoirement, doit être placé tout près de l’habitation.

Quels sont les critères de choix dans le cadre d’un système d’assainissement ?

Après avoir déterminé les éléments précédemment cités, il est déjà possible de faire une présélection parmi les systèmes d’assainissement disponibles. Il reste alors les facteurs suivants pour fixer définitivement le choix sur le dispositif désiré :

  • Le coût en général (prix d’achat des matériaux, coût total de la main d’œuvre, coûts relatifs à l’entretien, …)
  • Le système de maintenance du dispositif
  • Les possibilités de financement du projet (il y en a quelques uns qui sont accessibles grâce au prêt à taux zéro)
  • L’intégration de l’installation dans l’ensemble du paysage (certains systèmes prennent moins de place que d’autres)
  • La préférence entre un dispositif plus industriel et une installation autonome

Baser le choix sur les procédés d’assainissement, c’est aussi possible !

Pour comparer de manière claire et concise les procédés d’assainissement existants, le tableau suivant est fourni à titre indicatif :

Dispositifs Fonction Production de boues Entretien à faire
Fosse toutes eaux Prétraitement Élevée Vidange (tous les 4 ans)
Fosse septique Prétraitement Élevée Vidange (tous les 4 ans)
Micro-station d’épuration Prétraitement et traitement Élevée Vidange annuelle
Bambou d’assainissement Traitement partiel Élevée Coupage des bambous (tous les 4 ans)
Lagunage eaux usées Traitement partiel Moyenne
  • Faucardage annuel (coupe des tiges)
  • Curage (5 à 10 ans)
  • Nettoyage hebdomadaire
Filtres plantés Prétraitement et traitement Faible
  • Désherbage (tous les 12 mois)
  • Retrait des boues (tous les 10 ans)
  • Faucardage (tous les 12 mois)
Toilettes sèches Traitement des eaux-vannes Faible
  • Vidange (tous les 3 jours)
  • Nettoyage régulier des réceptacles
Filtre à coco Traitement partiel Faible Vidange (tous les 10 ans)
Filtre à sable Traitement Faible Aucun
Lit d’épandage Traitement Faible Aucun

Dans le tableau qui suit, vous trouverez tous les avantages offerts par chaque type de dispositif, ainsi que les inconvénients que vous pourrez rencontrer par rapport à leur usage :

Dispositif Avantages Inconvénients
Fosse et filtre à sable
  • Toutes capacités.
  • Simple de fonctionnement
  • Surface moyenne obligatoire > 40 m².
  • Peut s’obstruer si mal entretenu
Fosse et filtre zéolithe
  • Importante densité
  • Installation limitée pour 5 pièces principales.
  • Coût élevé du renouvellement du filtre.
Fosse et filtre compact
  • Surface compacte inférieure à 20 m²
  •  Coût élevé du renouvellement du filtre.
Massif/filtre planté
  • Peut faire traitement et prétraitement à la fois
  • Peut s’apparier avec des toilettes sèches.
  • Ne produit pas de boues
  • Ne nécessite que très peu de vidange
  • Surface moyenne.
  • Nécessite un entretien régulier
Micro-station (à culture libre ou fixée)
  • Surface compacte inférieure à 10 m².
  • Longévité garantie
  • Dispositif unique pour le traitement et le prétraitement
  • Forte consommation électrique.
  • Beaucoup de bruits à cause du système électrique
  • Maintenance compliquée, vidanges fréquentes.
  • Coût hyper élevé
  • Pas éligible à l’éco prêt
Toilettes sèches (avec filière pour eaux ménagères)
  • Possibilité de se coupler avec un filtre planté.
  • Nécessitent une grande surface d’épandage.
  • Doivent être assemblées avec un dispositif de traitement des eaux ménagères.

NB :

Il est toujours indispensable de se renseigner auprès du SPANC pour connaitre les dispositifs interdits, ceux autorisés, et ceux soumis à agrément. Les recommandations des filières agréées sont également consultables afin de connaitre le type de dispositif adapté à l’emplacement.

Les conditions d’entretien : aussi importants que les types de dispositifs

L’entretien est un élément à ne pas prendre à la légère avant de choisir un dispositif d’assainissement. Il faut donc connaitre :

  • La quantité de boue produite par le dispositif (pour savoir la fréquence des vidanges à effectuer)
  • L’autonomie du système (pour prévoir à l’avance l’entretien du moteur)
  • La durée de vie du dispositif (certains peuvent nécessiter des travaux de rénovation importants)

Tout savoir sur les filtres à sable

Le traitement des eaux usées a toujours été un sujet d’actualité, en rapport notamment avec le développement des villes et plus généralement à la croissance démographique. Quoique la terre joue pleinement son rôle de grand intégrateur, la pollution des sols est une menace que l’homme du 3e millénaire vit à longueur d’année.

Le filtre à sable est un dispositif qui répond au souci de respect de l’environnement, réalisé à l’échelle d’une habitation mais qui peut s’avérer salvateur si toutes les habitations en construisent un.

Qu’est-ce qu’un filtre à sable ?

Le filtre à sable est un agencement qu’un propriétaire fait pour ne pas déverser ses eaux usées de façon brute hors de son habitat. Ce dispositif est mis en place pour continuer l’action de la fosse toutes eaux. Comme la fosse toutes eaux n’est que le prétraitement des eaux usées, le filtre à sable vient ainsi en complément et sert de lit d’épandage avant que les différentes particules ne se répandent alentour.

Son qualificatif de lit filtrant résume bien le rôle que le filtre à sable joue dans le processus d’assainissement. L’épuration de l’eau s’effectue en mettant à contribution les micro-organismes présents dans le sable.

Un principe connu depuis longtemps

Cette technique de filtration sur sable est appliquée dans de nombreuses contrées du monde entier et ce, depuis au moins deux siècles déjà. Le principe est simple, on fait passer les eaux à assainir du milieu ayant la granulométrie la plus élevée – en l’occurrence de gros graviers – à la granulométrie la plus fine, c’est-à-dire du sable. Ce matériau débarrasse les eaux ainsi déversées de toute substance polluante avant qu’elles ne soient rejetées dans le milieu naturel.

Mesures de sécurité relatives au filtre à sable

Pour être pleinement fonctionnel et éviter tout danger d’écrasement, le filtre à sable ne doit être installé sur du terrain à bâtir, des lieux de passage de véhicules, ni à proximité de plantations d’arbres.

Des distances de sécurité ont d’ailleurs été conçues par ceux qui en ont formalisé la technique. On ne doit forer un puits ou un captage pour l’alimentation en eau potable qu’à 35 m au moins du filtre à sable. De même, le filtre à sable ne doit être installé à moins de 3 m d’un arbre.

Les différents types de filtre à sable

On peut distique deux types d’installation des filtres à sables :

  • Les filtres à sable horizontaux
  • Les filtres à sable verticaux

Le filtre à sable horizontal pour les sols imperméables

On opte pour le filtre à sable horizontal quand le sol a une nature argileuse et ne permet pas une infiltration pour épuration des eaux usées. Une fosse est creusée dans le sol et les eaux sont assainies par le biais d’un massif de matériaux pour être collectées par des tuyaux qui les canalisent vers un exutoire qui peut être un ruisseau, un fossé, ou autre.

Fonctionnement du filtre à sable : Après le passage dans la fosse toutes eaux, les eaux usées se déversent dans la boîte de répartition que traverse un tuyau d’épandage. Cette pièce en béton est placée sur une couche de gravier de 0,25m de profondeur. Les eaux usées réparties par le tuyau d’épandage sur toute la longueur de la fosse sont filtrées par ce gravier, pour traverser ensuite le compartiment suivant constitué de gravillons de même profondeur que le gravier.

Côtoyant  le compartiment des gravillons se trouve celui du sable, deux fois plus large que ceux des deux précédents réunis mais toujours d’égale profondeur. Les eaux ainsi filtrées passent encore une fois au-travers d’un compartiment de gravillons avant de se déverser dans la boîte de collecte pour enfin être évacuées. Il va sans dire qu’un dénivelé doit exister entre la boîte de répartition et la boîte de collecte pour l’évacuation vers l’exutoire.

Filtre à sable vertical, l’option la plus répandue

A la différence de la disposition dans le filtre à sable horizontal, les couches de graviers et de sable sont placées l’une sur l’autre. Les eaux usées venant de la fosse toutes eaux se déversent ainsi dans la boîte de répartition et les tuyaux d’épandage sillonnant la fosse de long en large répartissent sur toute la surface recouverte par le gravier avec, en –dessous, le sable. Après avoir passé la couche de graviers, les eaux usées passent dans le sable pour être ensuite rejetées dans le milieu naturel.

Le filtre à sable drainé :

On distingue le filtre à sable vertical drainé de celui non drainé. Le filtre à sable vertical drainé est composé d’une couche finale de graviers où les canalisations de collecte sont enfouies. C’est cette couche drainante qui a donné son nom au filtre vertical drainé.

Le filtre à sable non drainé :

On opte pour le filtre à sable non drainé quand la perméabilité du sol est insuffisante et surtout pour protéger les nappes phréatiques. Le filtre à sable non drainé est indiqué quand la perméabilité est trop importante et quand il n’y a pas assez de place pour les tranchées d’épandage.

Filtre à sable et eau potable

Depuis très longtemps, les hommes ont eu connaissance que l’eau peut être filtrée pour être potable. Le traitement de l’eau par filtration lente sur sable est une technique qu’on applique surtout pour l’usage familial. Ce moyen traditionnel a le mérite d’être écologique. Les particules plus grosses que les intervalles entre les grains de sable ne passent pas dans l’eau destinée à être bue car ils subissent un effet de tamisage.

A la différence des méthodes rapides où on recourt aux produits chimiques, en l’occurrence un floculant qui accélère la sédimentation des particules transformés en flocons, cette méthode est lente mais naturelle. On obtient une eau cristalline à partir de l’eau du puits ou de la mare grâce à ce procédé.  Le principe est toujours le même, l’eau à filtrer passe par du gravier, des gravillons puis du sable avant d’être recueillie pour être bue.

Filtre à sable et piscine

La technologie a tôt fait d’exploiter les opportunités données par le sable pour assurer une eau limpide et cristalline à l’usage des baigneurs dans la piscine. Les filtres à sables pour piscine se déclinent aujourd’hui en une infinité de modèles tous plus performants les uns que les autres.

L’eau de la piscine est débarrassée des impuretés et autres particules salissantes quand elle est traitée par le filtre à sable, matériel devenu incontournable dans la gestion des piscines modernes qu’elles soient familiales ou destinées au public.

Contrôle assainissement non collectif

La mise en place d’un système d’assainissement individuel est obligatoire dès que vous optez pour une résidence implantée dans une zone d’assainissement non collectif. Ce type de dispositif est contrôlé par le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) et est soumis à des règlementations précises et strictes que vous devrez respecter.

Quel est le rôle exact du SPANC ?

Dans le cadre de l’assainissement, il appartient au SPANC de conseiller les usagers aussi bien sur le plan technique qu’au niveau règlementaire. Par la même occasion, il est du devoir de cette organisation de contrôler toutes les installations d’assainissement non collectif, surtout s’il y a changement de propriétaire de la maison d’habitation.

De quel type de contrôle le Service Public d’Assainissement Non Collectif est-il en charge ?

D’une manière générale, les principales vérifications à faire pour le SPANC  sont au nombre de quatre, dont voici les détails :

  • Le suivi régulier et périodique du bon fonctionnement des installations ayant été mises en place.
  • Le diagnostic qui vise à mettre en évidence l’existence des installations (ce procédé est obligatoire dans le cas où la propriété est mise en vente ou si aucun diagnostic n’y a jamais été effectué).
  • La vérification de la conception de base des installations, ainsi que le contrôle de leur technique d’implantation. Cette étape est surtout indispensable pour les demandes de permis de réhabilitation ou de construction à l’endroit d’une installation d’assainissement.
  • Le contrôle d’une exécution convenable des œuvres, une étape de vérification qui est normalement réalisée au tout début ou durant les travaux de construction.

À retenir :

Pour être valables, ces contrôles sont toujours suivis d’un rapport rédigé que le Service Public d’Assainissement Non Collectif devra remettre à la mairie et entre les mains des usagers de la maison pour des besoins administratifs.

Comment se déroule le contrôle des dispositifs nouvellement installés en assainissement non collectif ?

Au niveau de l’assainissement individuel, l’adoption d’un tout nouveau dispositif induit automatiquement à un contrôle obligatoire émanant du SPANC. Le contrôle en question doit avoir lieu dès la conception même de l’installation. Bien évidemment, il appartient au propriétaire de contacter le SPANC  pour bénéficier de cette intervention.

Comment les étapes de contrôles sont-elles détaillées dans le cadre de l’assainissement non collectif ?

Pour le contrôle de la conception et de l’implantation, les agents du SPANC se chargent de :

  • Vérifier si les installations en question sont effectivement conformes à ce qui a été proposé dans le permis de construire ou dans la demande de réhabilitation.
  • Effectuer un contrôle sur les plans suivants si existence d’une demande de permis de construire :
  • Est-ce que les propriétaires concernés ont bien fourni les documents exigés (plan de masse, plan schématique du bâtiment, plan des environs, plan de situation, plan de ville, extrait de carte IGN) ?
  • Est-ce qu’il existe des études supplémentaires que la commune d’implantation de la maison pourrait exiger ?
  • Est-ce qu’une étude du sol a été faite avant l’adoption du système d’assainissement non collectif ?
  • Demander des propositions alternatives si jamais il existe un avis défavorable à la délivrance du permis de construire.

À noter :

Cette intervention concerne surtout les projets d’extension de la maison. Cela peut être une réhabilitation totale du dispositif d’assainissement individuel ou une remise aux normes des dimensions de l’installation déjà existante.

Quant au suivi de la bonne exécution, voici en quoi se résume l’intervention du SPANC :

  • Le Service Public d’Assainissement Non Collectif se charge de vérifier si les éléments portés par le propriétaire puis agréés par le SPANC au moment du contrôle de la conception et de l’implantation ont bien été pris en considération lors de l’installation du système d’assainissement individuel.
  • Pour rester valable, ce contrôle doit se faire obligatoirement avant toute étape de remblaiement du dispositif. Il faut en effet que le SPANC le fasse avant que les propriétaires décident de recouvrir les fosses, le lit d’épandage, et tous les autres éléments constitutifs du système d’assainissement.
  • Si jamais un avis défavorable a lieu, le SPANC est obligé de demander des travaux complémentaires sur une durée déterminée. Bien évidemment, une contre-visite sera ensuite effectuée par les agents du SPANC  pour vérifier la réalisation de cette demande annexe.

Dans le cas d’une vente de la propriété, comment se déroule le contrôle ?

Si vous disposez d’une maison dotée d’une installation d’assainissement individuel et que vous aimeriez la vendre, il est nécessaire de fournir un diagnostic assainissement.

Le diagnostic assainissement est une étape obligatoire avant même la cession du bien en question. L’objectif de ce procédé est en effet d’apporter des améliorations par rapport aux dispositifs d’assainissement individuel et de tenir l’éventuel acheteur informé sur l’état réel des installations concernées.

Quels sont les points à préciser lors du diagnostic ?

Les interventions du SPANC  sont très précises quand il s’agit de faire un diagnostic assainissement. Il vérifie à cet effet, selon le cas, que :

  • Des travaux de remise aux normes sont encore à prévoir (ou non)
  • Des modifications sont à apporter pour simplifier l’accès au réseau (ou non)
  • Des réparations sont nécessaires (ou non) pour des questions de sécurité environnementale et sanitaire

En même temps, il fournit quelques recommandations par rapport au mode d’entretien du dispositif et de l’ensemble des installations.

À quel prix le diagnostic assainissement est-il effectué ?

Dépendamment de chaque situation, et sous conditions, il est possible que le diagnostic assainissement soit effectué à titre gratuit par le Service Public d’Assainissement Non Collectif. Mais d’une manière générale, un coût allant jusqu’à 200 euros est requis pour la réalisation du constat.

Remarque :

Le document incluant le rapport de diagnostic est un signe d’engagement de l’acheteur à réaliser les travaux de mises aux normes nécessaires une fois le bien immobilier à sa disposition. L’acquéreur dispose d’un délai d’une année pour effectuer les ouvrages y afférents.

Comment entretenir les filtres plantés ?

Pour garantir leur bon fonctionnement, et par conséquent le traitement en bonne et due forme des eaux usées, les filtres plantés doivent être entretenus, et ce, régulièrement.

Quels sont les entretiens à faire ?

Selon la période de l’année, les filtres plantés ont besoin d’un entretien particulier :

  • Le retrait des fausses herbes
  • Le faucardage des tiges de roseaux
  • L’évacuation des boues

Certains entretiens spécifiques sont à réaliser en fonction du type de filtres, selon qu’il s’agisse de filtres plantés verticaux, de filtres plantés horizontaux ou de lagunage.

L’entretien des filtres plantés verticaux

S’il s’agit des filtres plantés verticaux, voici les entretiens nécessaires :

  • Vous devez veiller avant tout à ce que la longueur des macrophytes ne dépassent jamais les 30 cm pour éviter que les plantes ne s’étouffent et ne meurent.
  • Vous devez garder un œil vigilant sur les mauvaises herbes, qui risquent de pousser pendant les deux premières années. Dès lors qu’ils apparaissent, il faut les arracher rapidement.
  • Vous devez aussi vérifier régulièrement que les drains ne soient pas bouchés, dans quel cas, il faudra procéder au débouchage.
  • Vous devez penser à évacuer les boues avant qu’elles ne dépassent les 15 cm.

L’entretien des filtres plantés horizontaux

Dans le cas des filtres horizontaux, l’entretien est moins contraignant, car il n’est pas nécessaire de couper les macrophytes et d’évacuer les boues. Pour entretenir des filtres plantés horizontaux, vous devez juste :

  • Veiller à enlever les mauvaises herbes s’il y en a.
  • Veiller à enlever les feuilles mortes et les branches s’il y en a.
  • Veiller à ce que les drains ne soient pas bouchés.
  • Veiller à ce que le filtre ne soit pas saturé.

L’entretien du lagunage

Si vous utilisez un lagunage pour le traitement des eaux, pour l’entretenir, vous devez :

  • Faucher régulièrement la végétation.
  • Curer les boues au moins tous les 10 ans.
  • Veiller à ce que chaque bassin fonctionne normalement.

La fréquence d’entretien des filtres plantés

La régularité et la fréquence de l’entretien dépend de la nature de la maintenance à effectuer.

Entretien à faire tous les ans :

  • Le taillage des macrophytes
  • L’évacuation des boues

Entretien à faire régulièrement, voire moins de trois mois :

  • L’arrachage des mauvaises herbes
  • L’arrachages des feuilles mortes et des branches
  • La vérification des drains et du filtre

A qui faire appel pour l’entretien de filtres plantés ?

La bonne nouvelle, c’est que l’entretien des filtres plantés n’est pas aussi compliqué que peut l’être la maintenance des fosses toutes eaux et des préfiltres. Cependant, pour que le travail soit bien fait, mieux vaut faire appel à des professionnels.

Vous pouvez bien évidemment enlever les branches et les feuilles mortes vous-même. Vous pouvez également vous charger de l’arrachage des mauvaises herbes, à condition d’être certain de pouvoir le faire correctement.

Pour ce qui est de la vidange pour les filtres plantés, mieux vaut faire appel à des experts en la matière. Pour ce qui est de l’entretien du lagunage, vous devez demander l’intervention de la commune.

Assainissement individuel : le contrôle d’entretien et de maintenance

Pour s’assurer qu’il respecte bien les règles et les normes en vigueur, le SPANC soumet tout dispositif d’assainissement individuel à une batterie de contrôle visant à garantir sa pérennité, mais aussi à assurer la santé et la sécurité de l’environnement.

Selon les recommandations du SPANC, le contrôle d’entretien et de maintenance doit être fait au plus tard tous les dix ans.

Questions pratiques sur le contrôle d’entretien et de maintenance

Le contrôle est-il obligatoire ?

Le contrôle d’entretien de maintenance, au même titre que les autres contrôles exigés par SPANC, est obligatoire. Il doit avoir lieu au moins tous les dix ans, cependant, le SPANC se réserve le droit de le demander quand il le veut, et au moment où il le veut.

Le contrôle doit être réalisé par qui ?

Comme tous les contrôles exigés par le SPANC, celui dédié à l’entretien et à la maintenance est également réalisé par le SPANC lui-même.

Quel objectif pour le contrôle d’entretien et de maintenance ?

Le contrôle d’entretien et de maintenance a pour but de s’assurer que le dispositif est bien entretenu, qu’il n’est pas endommagé et qu’aucun équipement n’a besoin d’être changé. Il doit avoir lieu tous les dix ans, sauf avis du SPANC.

Quels sont les autres contrôles exigés par le SPANC ?

En matière d’assainissement non collectif, le SPANC exige 4 contrôles obligatoires qu’il réalise lui-même :

  • Le contrôle de conception a pour but de vérifier si la mise en place prévue pour le dispositif d’assainissement est bien conforme aux normes exigées. Il doit avoir lieu avant le début des travaux, une fois que la demande de réhabilitation ou le permis de construire a été déposé.
  • Le contrôle d’exécution a, comme son nom l’indique, pour but de contrôler le déroulement des travaux, afin de s’assurer que le chantier suit bien le plan de conception énoncée et validée lors du contrôle de conception. Il doit avoir lieu au début des travaux, mais des contrôles peuvent également être prévus pendant le chantier.

Contrôle d’entretien et de maintenance : le diagnostic

Le contrôle d’entretien et de maintenance se fait en deux étapes :

  • Le diagnostic
  • Le contrôle

Comment se passe le diagnostic ?

Avant de procéder au contrôle d’un système d’assainissement non collectif, le SPANC procède toujours à une visite de reconnaissance au préalable. Cette visite est plus communément appelée : le contrôle de diagnostic.

Le contrôle de diagnostic permet de constater l’existence du système et de relever les documents relatifs au plan de l’installation. Il doit avoir lieu avant toute vente, avant un contrôle ou systématiquement, tous les trois ans.

Le diagnostic est réalisé par un technicien spécialisé, envoyé par le SPANC. Ce dernier aura pour rôle :

  • De constater l’existence du système d’assainissement individuel ;
  • De relever toutes les informations (documents, plans…) qui permettent de comprendre le plan du dispositif, d’en identifier tous les éléments que le composent, et de le contrôler par la suite ;
  • De noter tout ce qui n’est pas conforme aux normes et aux règlementations, ainsi que tout ce qui peut représenter un risque pour la santé ou pour l’environnement dans la grille de notation fournie par la commune.

Quels sont les documents nécessaires au diagnostic ?

Au moment du diagnostic, le technicien en visite aura besoin de tous les éléments qui lui permettra de s’assurer que tout fonctionne bien, que le système est bien entretenu, que le vidange a bien été fait…

Pour sa venue par conséquent, veuillez à ce que les documents suivants soient prêts :

  • Plans du système d’assainissement individuel
  • Documents justifiant la dernière vidange
  • Factures relatifs à l’entretien du dispositif

Veuillez également à ce que les regards soient déjà ouverts à l’arrivée du responsable du contrôle.

Que se passe-t-il à la fin du diagnostic ?

Une fois le diagnostic terminé, le technicien va émettre un compte-rendu dans lequel il évaluera le risque que votre système représente pour la santé et l’environnement.

Ce risque est classé en trois niveaux :

  • Risque faible, ce qui signifie que votre système respecte bien les normes et qu’il ne représente aucun danger pour l’entourage.
  • Risque fort, ce qui veut dire que votre système représente un danger pour l’entourage, et ce, parce qu’il favorise la pollution de l’environnement, ou parce qu’il peut représenter des problèmes sanitaires.
  • Risque important, ce qui veut dire que votre système ne respecte pas les normes, car il n’est pas bien entretenu ou que ses composants sont incomplets.

Contrôle d’entretien et de maintenance : le contrôle périodique

Le contrôle périodique consiste pour le technicien envoyé par le SPANC à vérifier si l’installation constatée lors du diagnostic fonctionne toujours très bien et est bien entretenue.

Il s’assure notamment que :

  • Les dispositifs de ventilation remplissent correctement leur rôle
  • Les dispositifs de dégraissage fonctionnement normalement
  • Les effluents s’écoulent bel et bien et sans difficulté dans le champ d’épandage
  • Les boues s’accumulent constamment dans la fosse toutes eaux

Il vérifie également que :

  • L’intervalle de temps entre chaque vidange de la fosse est bien respecté, à savoir tous les quatre ans.
  • Le contrôle de système d’épuration a bien lieu tous les six mois s’il est à boues activées, et tous les ans s’il est à cultures fixées.

Que se passe-t-il à la fin du contrôle périodique ?

Une fois le contrôle terminé, le technicien du SPANC va vous remettre un rapport de visite. Ce dernier va contenir un schéma de votre installation, sur lequel il va noter ses remarques. Il peut s’agir de simples observations, de recommandations sur ce qui peut être améliorées ou d’injonctions (équipements à remplacer, travaux à faire, etc.).

Voici les cas de figures possibles auxquels vous pourrez être confrontés après un contrôle d’entretien et de maintenance :

  1. Absence d’installation

Si le rapport conclut par une absence d’installation, vous serez sommez de réaliser une installation d’assainissement respectant les normes et les règlementations en vigueur dans les délais les plus brefs.

  1. Installation non-conforme

Si votre installation n’est pas conforme aux normes et aux règlementations du SPANC :

  • Vous devrez payer une pénalité, dont le montant sera le double de la redevance de votre ANC.
  • Vous devrez procéder aux travaux de remédiation dans un délai de 4 ans maximum.
  • Vous devrez procéder travaux de remédiation dans un délai d’un an au plus tard si vous songez à vendre votre habitat.

A noter qu’une installation est dite non conforme lorsque :

  • Il y a défaut de sécurité sanitaire
  • Il y a des anomalies au niveau de la structure
  • La distance d’implantation de captage d’eau potable n’est pas respectée
  • L’installation n’est pas complète ou ne respecte pas les dimensions exigées
  • Certains composants de l’installation ne fonctionnent pas comme ils devraient.
  1. Usure, manque d’entretien

Si une usure et donc, un manque d’entretien est constaté, le SPANC vous recommandera les travaux d’entretien et de maintenance à effectuer pour remédier à la situation.

 

Assainissement non collectif : les solutions écologiques possibles

Les eaux usées sont généralement traitées par l’épandage ou le filtre à sable dans le cas d’un assainissement individuel. Si vous souhaitez une solution allant plus dans le sens du développement durable néanmoins, sachez que cela est également possible.

Aujourd’hui, plusieurs alternatives s’offrent à tous ceux qui souhaitent opter pour un assainissement écologique, plus naturel et contribuant à la protection de l’environnement.

Qu’est-ce que l’assainissement écologique ?

L’assainissement est dit « écologique » lorsqu’il procède au traitement des eaux usées, et ce, indépendamment des sources motrices utilisées dans le cas d’un assainissement classique : le lit d’épandage, le filtre à sable…

Le principe de l’assainissement écologique est simple, il consiste à traiter et à épurer les eaux usées domestiques en utilisant des énergies totalement « naturelles », suivant la technique de la phytoépuration, c’est-à-dire « par les plantes ».

Ce système peut aujourd’hui être adopté dans la fosse toutes eaux d’un dispositif d’assainissement individuel.

Assainissement écologique : petit rappel sur la phytoépuration

La phytoépuration est un procédé qui consiste à exploiter les propriétés drainantes et épuratrices des bactéries contenues dans certaines plantes. En assainissement, elle est utilisée en remplacement aux dispositifs spécifiques de traitement de la fosse toutes eaux, et ce, à des fins écologiques.

Dans de termes plus simples, la phytoépuration consiste à prétraiter et à traiter les eaux usées domestiques avec des plantes dont les racines sont capables d’absorber et d’éliminer toutes les charges polluantes qui y sont présentes.

Quelles sont les solutions d’assainissement écologique possibles ?

On peut répertorier pas moins de 5 solutions d’assainissement écologique possibles :

  • Les filtres plantés
  • Les toilettes sèches
  • Le bambou d’assainissement
  • Le lagunage des eaux usées
  • Les filtres à coco

Assainissement écologique : les filtres plantés

Les filtres plantés s’avèrent être une solution d’assainissement à la fois pratique, écologique et économique. Agréés depuis 2012, ils utilisent un filtrage à partir de graviers et de sable, et figurent parmi les systèmes « deux en un », car ils peuvent se charger aussi bien du prétraitement que du traitement secondaire des eaux usées.

Le traitement des eaux usées par filtres plantés se fait donc en deux étapes :

  • Le traitement primaire à écoulement vertical dans une cuve contenant des roseaux ;
  • Le traitement secondaire à écoulement horizontal dans une cuve contenant des joncs ou des jacinthes.

Assainissement écologique : les toilettes sèches

La technique des toilettes sèches, comme son nom l’indique si bien, consiste à créer des toilettes qui ne nécessitent pas l’usage d’eau. Elles se constituent donc d’une lunette de toilettes en dessous duquel a été creusé un réceptacle destiné à recevoir les excréments qui eux, sont recouverts de copeaux ayant pour rôle d’empêcher l’émanation des odeurs.

Les toilettes sèches figurent parmi les systèmes d’assainissement écologique et sont agréées. Depuis l’arrêté du 7 mars 2012 cependant, elles ne peuvent plus être utilisées individuellement, mais avec un système de traitement traditionnel ou agréé en complément.

Assainissement écologique : le bambou d’assainissement

Le bambou d’assainissement, comme son nom l’indique, utilise le bambou comme plantes épuratrices. Le principe est le même que celui des filtres plantés à la différence près qu’ici, il consiste à remplacer le contenu d’une microstation d’épuration par une petite plantation de bois de bambou.

Le bambou, pourquoi ? Pour deux raisons :

  • Les racines de cette plante favorisent l’action des bactéries épuratrices.
  • Le bambou absorbe bien le gaz carbonique et permet une bonne oxygénation du sol.

À noter que le bambou d’assainissement n’est pas un dispositif agréé. Voilà pourquoi, pour le traitement des eaux usées, celles-ci doivent d’abord passer par une fosse toutes eaux d’abord, avant d’être traitées dans ce dispositif.

Assainissement écologique : le lagunage des eaux usées

Le lagunage est une technique d’épuration en eau libre et par microphyte. C’est-à-dire qu’il consiste à envoyer les eaux usées dans plusieurs lagunes contenues de petites plantes riches en bactéries épuratrices telles que les algues, les plantes aquatiques et les phytoplanctons.

Pour assurer l’épuration des eaux usées, les lagunes doivent être divisées en plusieurs parties. La surface de chaque série est déterminée à partir du nombre d’habitants : 6 m² par personne pour le premier bassin, et 3 m² par personne pour le reste. Selon cette surface et les besoins de la maison, il peut y avoir plus de 3 bassins.

Le lagunage des eaux usées est surtout utilisé pour l’assainissement semi-collectif. Il n’est pas encore agréé.

Assainissement écologique : le filtre à coco

Le filtre à coco consiste à remplacer le dispositif classique de traitement secondaire des eaux par un filtre compact qui, comme l’indique si bien son nom, se compose essentiellement de copeaux de coco.

Pourquoi le coco ? Tout simplement parce ses copeaux sont riches en bactéries aérobies.

Le filtre à coco est une filière agréée. Le traitement des eaux avec se fait comme suit :

  • Les eaux usées sont prétraitées dans une fosse toutes eaux
  • Elles sont par la suite envoyées vers le dispositif de traitement secondaire où un auget basculant va les répartir sur toute la surface du filtre à coco.
  • Après traitement, elles sont rejetées dans le sol ou dans la nature.

 

 

En quoi le traitement de l’air est-il nécessaire ?

Traitement de l’air

Le traitement de l’air est un système qui diffère de la technique d’aération. Cette dernière permet en effet le renouvellement de l’air ambiant intérieur, tandis que le premier consiste au nettoyage de l’air contenu dans un espace précis. Cette opération est indispensable, car c’est le garant du confort, de la santé, et du bien-être des occupants de la maison. Dépendamment des exigences des propriétaires, le renouvellement de l’air peut se faire de manière ponctuelle ou permanente, avec ventilation ou non.

En quoi le traitement de l’air est-il nécessaire ?

À part l’usage d’un système de ventilation mécanique contrôlée (VMC) et la mise en place d’un aérateur, l’ouverture d’une fenêtre peut suffire pour renouveler l’air dans une pièce. Cependant, nul ne peut confirmer si cet air est pur et propre, vu que la pollution fait parler d’elle partout. C’est justement pour y remédier que le traitement de l’air a toute son importance.

En quoi consiste le traitement ?

Le but de traitement de l’air est de le purifier pour le débarrasser des particules pouvant nuire à la santé des occupants de la pièce. En effet, il n’y a pas que les humains qui ont besoin de cet air pur pour vivre sainement. Le mobilier, la peinture, et l’ensemble de l’habitat en nécessitent également afin d’assurer pleinement leur fonction.

Le traitement intervient donc sur quels plans ?

L’action en traitement de l’air cible trois éléments en priorité :

  • L’humidité : ce facteur peut nuire au système respiratoire des personnes vulnérables, qu’il soit en manque ou qu’il soit de trop. En plus de conforter la fixation des pollens, il favorise l’émanation des bactéries, des moisissures, et des germes. C’est donc le premier élément à cibler.

À noter : En intérieur, le niveau d’humidité idéal se situe entre 30 % et 70 % de l’humidité relative.

  • Les bactéries : tout comme les champignons, ces dernières peuvent provenir de n’importe où. Il est donc nécessaire de s’en défaire pour limiter leur prolifération. Sans traitement adéquat de l’air, les bactéries qu’il contient peuvent mener à une infection aigüe des poumons et des bronches.
  • Les particules : ces éléments sont surtout constitués de poussières émanant de la circulation. Ils peuvent également être transportés dans l’air provenant des parcs et des jardins. Leur élimination est de rigueur pour limiter la propagation des allergènes.

Avec quels appareils peut-on traiter l’air ?

Pour un parfait assainissement de l’environnement intérieur, les appareils suivants sont d’une grande utilité :

L’humidificateur d’air :

Quand l’air intérieur est asséché par le chauffage central ou le chauffage électrique, il faut y apporter un certain niveau d’humidité. C’est pour ce faire que l’humidificateur est nécessaire. Cet appareil permet en effet le rétablissement rapide du taux d’humidité de l’air dans une pièce.

Le déshumidificateur :

Quand il y a un excès d’humidité dans l’air ambiant, cet appareil joue le rôle de capteur d’humidité pour ensuite la condenser dans un dispositif de récupération. Son efficacité reste effective, que l’humidité soit due à la cuisson, à la cheminée, au chauffage, ou même à la respiration.

Le purificateur d’air :

C’est un outil de filtrage dont le fonctionnement consiste à faire circuler l’air à travers un système de ventilation permettant d’épurer les particules.

L’ioniseur :

Grâce à ce dispositif, les particules d’air sont stérilisées via un système de polarisation négative. À part l’air, le matériel médical peut aussi bénéficier des bienfaits de l’ioniseur.

Le décontamineur :

Cet appareil se distingue par les grilles actives et le filtre actif dont il est équipé. Ces éléments sont constitués d’un revêtement fongicide et bactéricide qui élimine jusqu’à 99 % des champignons et des bactéries par émission de rayons ultraviolets.

À quel prix peut-on avoir un appareil de traitement de l’air ?

Un air traité ne coûte pas aussi cher que l’on croit. Tout dépend en effet du type de matériel utilisé. Les tarifs qui suivent sont fournis afin de simplifier les choix au moment de l’achat.

Le déshumidificateur d’air :

Ce dispositif est disponible en plusieurs déclinaisons. Pour les modèles les plus simples qui ne nécessitent pas l’usage d’une source d’énergie, le prix est aux environs de 80 euros. Quant à ceux qui sont équipés d’un absorbeur électrique, le coût avoisine les 350 ou 400 euros. Pour les déshumidificateurs de haute puissance, il faut compter dans les 3 000 euros.

L’humidificateur d’air :

Pour un usage domestique, un humidificateur d’air équipé d’un appareil de mesure du taux d’humidité ne coûte pas plus de 30 euros (ce type d’appareil est recommandé pour les pièces de petite taille). Pour les locaux à usage professionnel par contre, un investissement allant dans les 1 000 euros est indispensable.

Remarque :

Un humidificateur d’air avec hygrostat peut fonctionner sans dépendre du chauffage. Pour le faire fonctionner, il suffit d’une prise hygrostatique pour le permettre de se connecter au secteur. C’est grâce à cette prise que le dispositif peut se déclencher ou s’arrêter en fonction du niveau d’humidité idéal.

L’ioniseur :

Pour être efficace, un ioniseur pour une pièce à vivre doit être suffisamment grand. Un coût avoisinant les 70 euros est à prévoir. Quant aux pièces de petite taille, un ioniseur pour voiture peut suffire. Le prix de ce dernier est de 25 euros.

Les appareils combinés :

Il existe des appareils de traitement d’air combinant plusieurs fonctions. Pour se procurer un dispositif « purificateur – décontaminateur – ioniseur », le coût peut atteindre les 500 euros. Ce montant peut être revu en baisse s’il n’est pas équipé d’un capteur de qualité de l’air intérieur (QAI).

Comment trouver un spécialiste du traitement de l’air ?

D’une manière générale, vous pouvez vous-même effectuer la mise en place du dispositif de traitement d’air de votre choix. Cependant, à un certain niveau, quand il s’agit d’une grande installation, l’intervention d’un spécialiste est toujours recommandée afin d’éviter tout éventuel dysfonctionnement. Pour vous aider à chercher le technicien le plus approprié à vos besoins, nous vous proposons donc nos services. Grâce à notre réseau de collaborateurs professionnels, vous n’aurez aucun souci à trouver celui qui vous convient le mieux.