Tout savoir sur les filtres à sable

Le traitement des eaux usées a toujours été un sujet d’actualité, en rapport notamment avec le développement des villes et plus généralement à la croissance démographique. Quoique la terre joue pleinement son rôle de grand intégrateur, la pollution des sols est une menace que l’homme du 3e millénaire vit à longueur d’année.

Le filtre à sable est un dispositif qui répond au souci de respect de l’environnement, réalisé à l’échelle d’une habitation mais qui peut s’avérer salvateur si toutes les habitations en construisent un.

Qu’est-ce qu’un filtre à sable ?

Le filtre à sable est un agencement qu’un propriétaire fait pour ne pas déverser ses eaux usées de façon brute hors de son habitat. Ce dispositif est mis en place pour continuer l’action de la fosse toutes eaux. Comme la fosse toutes eaux n’est que le prétraitement des eaux usées, le filtre à sable vient ainsi en complément et sert de lit d’épandage avant que les différentes particules ne se répandent alentour.

Son qualificatif de lit filtrant résume bien le rôle que le filtre à sable joue dans le processus d’assainissement. L’épuration de l’eau s’effectue en mettant à contribution les micro-organismes présents dans le sable.

Un principe connu depuis longtemps

Cette technique de filtration sur sable est appliquée dans de nombreuses contrées du monde entier et ce, depuis au moins deux siècles déjà. Le principe est simple, on fait passer les eaux à assainir du milieu ayant la granulométrie la plus élevée – en l’occurrence de gros graviers – à la granulométrie la plus fine, c’est-à-dire du sable. Ce matériau débarrasse les eaux ainsi déversées de toute substance polluante avant qu’elles ne soient rejetées dans le milieu naturel.

Mesures de sécurité relatives au filtre à sable

Pour être pleinement fonctionnel et éviter tout danger d’écrasement, le filtre à sable ne doit être installé sur du terrain à bâtir, des lieux de passage de véhicules, ni à proximité de plantations d’arbres.

Des distances de sécurité ont d’ailleurs été conçues par ceux qui en ont formalisé la technique. On ne doit forer un puits ou un captage pour l’alimentation en eau potable qu’à 35 m au moins du filtre à sable. De même, le filtre à sable ne doit être installé à moins de 3 m d’un arbre.

Les différents types de filtre à sable

On peut distique deux types d’installation des filtres à sables :

  • Les filtres à sable horizontaux
  • Les filtres à sable verticaux

Le filtre à sable horizontal pour les sols imperméables

On opte pour le filtre à sable horizontal quand le sol a une nature argileuse et ne permet pas une infiltration pour épuration des eaux usées. Une fosse est creusée dans le sol et les eaux sont assainies par le biais d’un massif de matériaux pour être collectées par des tuyaux qui les canalisent vers un exutoire qui peut être un ruisseau, un fossé, ou autre.

Fonctionnement du filtre à sable : Après le passage dans la fosse toutes eaux, les eaux usées se déversent dans la boîte de répartition que traverse un tuyau d’épandage. Cette pièce en béton est placée sur une couche de gravier de 0,25m de profondeur. Les eaux usées réparties par le tuyau d’épandage sur toute la longueur de la fosse sont filtrées par ce gravier, pour traverser ensuite le compartiment suivant constitué de gravillons de même profondeur que le gravier.

Côtoyant  le compartiment des gravillons se trouve celui du sable, deux fois plus large que ceux des deux précédents réunis mais toujours d’égale profondeur. Les eaux ainsi filtrées passent encore une fois au-travers d’un compartiment de gravillons avant de se déverser dans la boîte de collecte pour enfin être évacuées. Il va sans dire qu’un dénivelé doit exister entre la boîte de répartition et la boîte de collecte pour l’évacuation vers l’exutoire.

Filtre à sable vertical, l’option la plus répandue

A la différence de la disposition dans le filtre à sable horizontal, les couches de graviers et de sable sont placées l’une sur l’autre. Les eaux usées venant de la fosse toutes eaux se déversent ainsi dans la boîte de répartition et les tuyaux d’épandage sillonnant la fosse de long en large répartissent sur toute la surface recouverte par le gravier avec, en –dessous, le sable. Après avoir passé la couche de graviers, les eaux usées passent dans le sable pour être ensuite rejetées dans le milieu naturel.

Le filtre à sable drainé :

On distingue le filtre à sable vertical drainé de celui non drainé. Le filtre à sable vertical drainé est composé d’une couche finale de graviers où les canalisations de collecte sont enfouies. C’est cette couche drainante qui a donné son nom au filtre vertical drainé.

Le filtre à sable non drainé :

On opte pour le filtre à sable non drainé quand la perméabilité du sol est insuffisante et surtout pour protéger les nappes phréatiques. Le filtre à sable non drainé est indiqué quand la perméabilité est trop importante et quand il n’y a pas assez de place pour les tranchées d’épandage.

Filtre à sable et eau potable

Depuis très longtemps, les hommes ont eu connaissance que l’eau peut être filtrée pour être potable. Le traitement de l’eau par filtration lente sur sable est une technique qu’on applique surtout pour l’usage familial. Ce moyen traditionnel a le mérite d’être écologique. Les particules plus grosses que les intervalles entre les grains de sable ne passent pas dans l’eau destinée à être bue car ils subissent un effet de tamisage.

A la différence des méthodes rapides où on recourt aux produits chimiques, en l’occurrence un floculant qui accélère la sédimentation des particules transformés en flocons, cette méthode est lente mais naturelle. On obtient une eau cristalline à partir de l’eau du puits ou de la mare grâce à ce procédé.  Le principe est toujours le même, l’eau à filtrer passe par du gravier, des gravillons puis du sable avant d’être recueillie pour être bue.

Filtre à sable et piscine

La technologie a tôt fait d’exploiter les opportunités données par le sable pour assurer une eau limpide et cristalline à l’usage des baigneurs dans la piscine. Les filtres à sables pour piscine se déclinent aujourd’hui en une infinité de modèles tous plus performants les uns que les autres.

L’eau de la piscine est débarrassée des impuretés et autres particules salissantes quand elle est traitée par le filtre à sable, matériel devenu incontournable dans la gestion des piscines modernes qu’elles soient familiales ou destinées au public.

Problèmes avec les fosses septiques : quand faire appel à un professionnel?

Le problème caractéristique et le plus courant qui affecte la fosse septique est l’émanation d’odeurs fétides et nauséabondes. Les causes du problème sont diverses : de la mauvaise conception des installations sanitaires aux accidents mécaniques qui endommagent la fosse, en passant par les problèmes de ventilation.

Si certains dysfonctionnements peuvent être résolus grâce aux aptitudes de bricoleur de chacun, d’autres problèmes plus graves nécessitent le recours à un professionnel.

Comment fonctionne la fosse septique ?

La fermentation pour arriver à l’hydrolyse

La fosse septique a pour fonction de décanter les matières solides. Les bactéries anaérobies contenues dans les effluents fermentent ces dépôts qui s’hydrolysent. Ce cycle fonctionne normalement si la capacité de la cuve est proportionnelle au volume de déchets qui y sont déversés, en l’occurrence les matières fécales.

Ces étapes de décantation, de fermentation et d’hydrolyse demandent un certain temps qui se compte en mois pour se réaliser.

Rôle du sol dans l’épandage

Les gaz malodorants sont normalement évacués par les ventilations primaires et secondaires. La fosse n’assure, en fait, qu’une fonction de pré-traitement. La terre remplit ici son rôle de grand intégrateur dans la mesure où c’est le sol qui assure le traitement proprement dit.

De fait, les caractéristiques pédologiques ont une importance particulière car les sols qui conviennent le plus à l’épandage doivent être suffisamment perméables sans trop l’être pour ne pas risquer de souiller la nappe phréatique.

Protection de la nappe phréatique

Pour pallier les imperfections au niveau de la constitution du sol, on peut recourir à des massifs de sable – en cas de perméabilité insuffisante – et à des tertres filtrants si la nappe affleure. Dans les cas vraiment difficiles, on a recours à des filtres bactériens, installations destinées à jouer un rôle de mini stations d’épuration.

Il va sans dire que le rejet direct des eaux sortant de la fosse dans un puits ou à l’air libre est interdit, du fait du haut degré de pollution que cela représente. En effet, la fermentation étant déjà en cour, la pollution gagnerait rapidement une vaste étendue livrée aux mauvaises odeurs et à la corrosion.

Les problèmes qui peuvent survenir

Les mauvaises odeurs

Les mauvaises odeurs qui émanent de la fosse septique sont les premiers désagréments les plus notables quand l’installation présente des problèmes. Différentes causes peuvent en être à l’origine :

L’entrée d’air en amont, c’est-à-dire la ventilation primaire qui permet le dégazage de la fosse peut être bouchée.

Solution possible : Un tir au tuyau d’arrosage peut apporter la solution à ce problème pour enlever tout ce qui peut obstruer les différents conduits.

Les siphons peuvent être vides, ce qui arrive quand les occupants de la maison n’y ont pas séjourné pendant un temps assez long.

Solution possible : L’arrosage à grande eau de la cuve de WC peut y remédier pour remettre à niveau l’eau du siphon.

La vie microbienne ne s’est pas encore développée et la phase de pré-traitement n’est pas encore en marche.

Solution possible : On peut y remédier en ajoutant un activateur pour en accélérer le processus.

La fosse dégaze beaucoup trop

Solution possible : Le réflexe à avoir pour résoudre le problème est de vérifier le joint entre la fosse et le regard et poser un filtre anti-odeurs sur les ventilations du toit.

Des problèmes plus sérieux peuvent pourtant apparaître et qui dépassent les compétences de bricoleur de l’occupant de la maison. Force est de recourir aux services d’un professionnel.

Quand faire appel à un professionnel ?

Pour les problèmes de ventilation

Les dysfonctionnements peuvent être le fait d’un défaut ou de la vétusté de l’installation. Les ouvrages en béton  sont attaqués par la corrosion. Ce problème est généralement le résultat d’une mauvaise ventilation.

Pour les fosses mal conçues

Des déformations ou des fissures apparaissent au niveau de la fosse. Les causes en sont diverses. Cela peut provenir d’un remblaiement mal fait, mais ce peut aussi être dû à un écrasement de l’installation par le passage ou le stationnement de véhicules sur la fosse.

En cas de plantation d’arbres alentour, les racines de gros arbres sont également en cause. Par ailleurs, gels et inondations imposent aussi une lourde pression sur les installations.

Si l’eau usée ne s’évacue pas

La mauvaise évacuation de la fosse septique apporte son lot de dysfonctionnements. Elle peut alors empêcher l’écoulement des eaux usées et provoquer une inondation au niveau du traitement ou du prétraitement. Ce problème est dû à un manque d’entretien ou d’un écrasement d’un élément censé évacuer l’eau usée.

Pourquoi choisir un professionnel ?

Une solution plus pragmatique

L’intervention d’un professionnel est de ce fait incontournable car en présence de colmatage des canalisations, seul le professionnel est à même de corriger la mauvaise conception d’origine sur la pente insuffisante, par exemple, ou sur les canalisations sous-dimensionnées.

Dès le moment où le débouchage de la fosse septique doit être entrepris, le simple profane est dépassé. De même, quand l’origine du problème réside dans la vétusté des installations, le bricoleur doit laisser la place au professionnel.

Les grands moyens pour résoudre le problème : Le refoulement dans les toilettes, signe d’une inondation localisée, trouve sa solution dans le débouchage, le désengorgement et la vidange de la fosse septique. Les moyens à mettre en œuvre ne peuvent qu’être l’apanage de sociétés d’assainissement et de professionnels disposant d’un outillage approprié.

Les problèmes hérités des situations antérieures

Les erreurs de conception

Des nettoyages trop espacés, l’absence d’entretien du pré filtre et le sous dimensionnement des canalisations occasionnent des problèmes d’une acuité  particulière quand on considère leur ampleur et leurs conséquences sur le système entier des installations. Parfois, une mauvaise conception inclut des aberrations, telles que l’arrivée du réseau pluvial dans l’évacuation des eaux usées.

On ne peut négliger l’importance des travaux mal effectués par négligence ou par ignorance. Le temps a fini par mettre en exergue les défauts de fabrication. Le fait est que le temps a également amplifié l’impact de ces imperfections.

A nouveau principe, nouvelles mesures

On peut retracer l’origine de ces dysfonctionnements en considérant le fait que la fosse septique est désormais remplacée par la fosse toutes eaux. Pourtant, ce dispositif d’assainissement remanié ne s’est pas forcément accompagné de mesures appropriées pour intégrer de façon complète tous les aspects de l’un et l’autre système. Le déversement de toute l’eau usée de la maison dans une fosse ne comporte pas seulement que des avantages.

 

Tout ce qu’il faut savoir sur les eaux usées

On entend par « eaux usées » l’ensemble des eaux provenant de la salle de bain, de la cuisine, du lave-linge et du lave-vaisselle. Il s’agit donc, en d’autres termes, de toutes les eaux issues des tâches domestiques au quotidien. Egalement appelées « eaux grises », elles sont souvent composées de graisses, de résidus de détergent, et de savon.

De quoi sont composées les eaux usées ?

Les eaux usées sont constituées essentiellement de deux éléments : les eaux–vannes et les eaux ménagères.

Les eaux-vannes, en effet, sont celles issues des toilettes. On les appelle généralement « eaux noires ». Pouvant être pathogènes, elles constituent un support le déplacement des matières fécales et des urines.

Ce qui fait la différence entre les eaux-vannes, les eaux ménagères, et les eaux de pluie, c’est que les deux premières sont déversées directement vers la filière d’assainissement.

Remarque importante :

Il est possible d’optimiser la dégradation des eaux usées dans un système d’assainissement individuel en optant par exemple pour des produits de nettoyage biodégradables. Ces derniers sont facilement reconnaissables dans les grandes surfaces et les magasins grâce à la mention « sans danger pour fosses septiques » que le fabricant indique en clair sur l’étiquette.

De quelle manière les eaux usées sont-elles traitées ?

Les eaux domestiques et les eaux-vannes sont toujours traitées par la fosse « toutes eaux ». On la retrouve d’ailleurs dans le cadre d’un prétraitement en assainissement individuel. Pour ce qui est de la fosse septique, celle-ci prend en charge uniquement les eaux-vannes. Bien que ce système ne soit plus admis à l’heure actuelle sur les nouvelles installations, il peut tout de même être accepté dans le cas où sa mise en place a été faite avant une mise aux normes.

A noter :

Dans le cas où vous avez un bac à graisse à disposition, sachez qu’il n’y a que les eaux ménagères qui peuvent y transiter. Les eaux noires sont obligatoirement à déverser dans la fosse toutes eaux.

Quelles sont les matières rejetées par les eaux usées ?

D’une manière générale, il est impossible de déterminer à titre exact la diversité des matières que les eaux usées rejettent. Cependant, la présence de certains éléments reste toujours remarquable dans ces eaux grises. A part les germes issus des eaux des toilettes, on y retrouve principalement :

Des matériaux lourds issus des eaux ménagères :

  • Des résidus cosmétiques
  • Des produits d’entretien divers
  • Des débris de médicaments
  • Des dépôts de produits de lavage

Des composants chimiques :

  • Ammoniac
  • Phosphore
  • Azote

Quelle est la quantité approximative des eaux usées rejetées par jour ?

Si l’on mesure par gramme la quantité des rejets par jour pour une personne qui utilise en moyenne entre 100 et 250 litres d’eau, voici en résumé les résultats obtenus :

  • Matières en suspension : 50 à 70 g
  • Matières issues des détergents, dont phosphore : 4 g
  • Tous germes confondus : 10 à 100 millions (nombre)
  • Métaux lourds (résidus de plombs, de cadmium, de mercure, et d’arsenic) : 0,23 g
  • Substances azotées (ammoniacal et Kieldahl) : 12 à 15 g
  • Composés divers (chlore, fluor, iode) : 0,05 g
  • Substances oxydables : 40 à 70 g
  • Matières en suspension sous forme de particules (minérales et organiques confondues) : 50 à 90 g

Si l’on procède à une analyse des eaux usées, qu’est-ce qui en résultera ?

Quand on parle d’analyser les eaux usées, il est ici question d’en étudier les caractéristiques chimiques. Ce sont en effet ces caractéristiques qui déterminent de manière exacte les traitements à adopter en assainissement non collectif. Pour le traitement des substances solides, des particules fécales, et des graisses dans les eaux grises par exemple, il faut nécessairement :

  • Un système de prétraitement à l’aide de bactéries anaérobies au niveau de la fosse toutes eaux. La matière sera ainsi condensée et les particules lourdes seront déposées en boues. Pour ce qui est de la graisse, celle-ci se retrouvera en surface.
  • Un dispositif de traitement servant à épurer les eaux usées prétraitées. A ce stade, ce sont les bactéries aérobies qui entrent en action.

A retenir :

Pour un prétraitement avec des bactéries anaérobies, il n’est pas question de faire intervenir de l’oxygène. Cette substance n’a en effet aucune utilité au niveau du prétraitement.

Qu’en est-il de la gestion des stations d’épuration pour les eaux usées ?

Une certaine partie du traitement des eaux grises doit être faite en présence d’une certaine quantité d’oxygène. Toutes les matières font alors l’objet d’une analyse approfondie dans le but de gérer les stations d’épuration de manière optimale. Utilisé surtout au niveau de l’assainissement collectif, ce système est une parfaite alternative permettant un bon dosage de l’oxygénation.

Voici quelques notions sur l’analyse chimique des eaux usées à épurer :

  • DBO pour 150 à 400 mg par litre :

La DBO est un élément permettant de déterminer la quantité d’oxygène nécessaire afin de favoriser la dégradation des matières organiques biodégradables qui se trouvent dans les eaux grises. Elle s’exprime généralement en milligramme par litre de molécules d’O2. Les mesures sont faites à cinq jours selon les normes imposées.

  • DCO pour 1 g par litre :

Avec la DCO, c’est la quantité d’oxygène nécessaire à l’oxydation de la matière organique qui est mesurée. S’exprimant toujours en milligramme par litre de molécules d’oxygène, cette demande met en avant les matières de toutes les origines confondues.

  • Les matières azotées :

Les matières azotées sont des paramètres indispensables pour un meilleur pilotage et un contrôle optimal du procédé épuratoire au niveau de la station d’épuration. Sont inclus dans ces éléments :

  • L’azote Kjeldahl à raison de 30 à 80 mg par litre
  • L’azote ammoniacal pour 10 mg par litre
  • L’azote minéral (traces uniquement)

NB :

  • DBO = Demande biologique en oxygène
  • DCO = Demande chimique en oxygène
  • O2 = Oxygène

Contrôle assainissement non collectif

La mise en place d’un système d’assainissement individuel est obligatoire dès que vous optez pour une résidence implantée dans une zone d’assainissement non collectif. Ce type de dispositif est contrôlé par le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) et est soumis à des règlementations précises et strictes que vous devrez respecter.

Quel est le rôle exact du SPANC ?

Dans le cadre de l’assainissement, il appartient au SPANC de conseiller les usagers aussi bien sur le plan technique qu’au niveau règlementaire. Par la même occasion, il est du devoir de cette organisation de contrôler toutes les installations d’assainissement non collectif, surtout s’il y a changement de propriétaire de la maison d’habitation.

De quel type de contrôle le Service Public d’Assainissement Non Collectif est-il en charge ?

D’une manière générale, les principales vérifications à faire pour le SPANC  sont au nombre de quatre, dont voici les détails :

  • Le suivi régulier et périodique du bon fonctionnement des installations ayant été mises en place.
  • Le diagnostic qui vise à mettre en évidence l’existence des installations (ce procédé est obligatoire dans le cas où la propriété est mise en vente ou si aucun diagnostic n’y a jamais été effectué).
  • La vérification de la conception de base des installations, ainsi que le contrôle de leur technique d’implantation. Cette étape est surtout indispensable pour les demandes de permis de réhabilitation ou de construction à l’endroit d’une installation d’assainissement.
  • Le contrôle d’une exécution convenable des œuvres, une étape de vérification qui est normalement réalisée au tout début ou durant les travaux de construction.

À retenir :

Pour être valables, ces contrôles sont toujours suivis d’un rapport rédigé que le Service Public d’Assainissement Non Collectif devra remettre à la mairie et entre les mains des usagers de la maison pour des besoins administratifs.

Comment se déroule le contrôle des dispositifs nouvellement installés en assainissement non collectif ?

Au niveau de l’assainissement individuel, l’adoption d’un tout nouveau dispositif induit automatiquement à un contrôle obligatoire émanant du SPANC. Le contrôle en question doit avoir lieu dès la conception même de l’installation. Bien évidemment, il appartient au propriétaire de contacter le SPANC  pour bénéficier de cette intervention.

Comment les étapes de contrôles sont-elles détaillées dans le cadre de l’assainissement non collectif ?

Pour le contrôle de la conception et de l’implantation, les agents du SPANC se chargent de :

  • Vérifier si les installations en question sont effectivement conformes à ce qui a été proposé dans le permis de construire ou dans la demande de réhabilitation.
  • Effectuer un contrôle sur les plans suivants si existence d’une demande de permis de construire :
  • Est-ce que les propriétaires concernés ont bien fourni les documents exigés (plan de masse, plan schématique du bâtiment, plan des environs, plan de situation, plan de ville, extrait de carte IGN) ?
  • Est-ce qu’il existe des études supplémentaires que la commune d’implantation de la maison pourrait exiger ?
  • Est-ce qu’une étude du sol a été faite avant l’adoption du système d’assainissement non collectif ?
  • Demander des propositions alternatives si jamais il existe un avis défavorable à la délivrance du permis de construire.

À noter :

Cette intervention concerne surtout les projets d’extension de la maison. Cela peut être une réhabilitation totale du dispositif d’assainissement individuel ou une remise aux normes des dimensions de l’installation déjà existante.

Quant au suivi de la bonne exécution, voici en quoi se résume l’intervention du SPANC :

  • Le Service Public d’Assainissement Non Collectif se charge de vérifier si les éléments portés par le propriétaire puis agréés par le SPANC au moment du contrôle de la conception et de l’implantation ont bien été pris en considération lors de l’installation du système d’assainissement individuel.
  • Pour rester valable, ce contrôle doit se faire obligatoirement avant toute étape de remblaiement du dispositif. Il faut en effet que le SPANC le fasse avant que les propriétaires décident de recouvrir les fosses, le lit d’épandage, et tous les autres éléments constitutifs du système d’assainissement.
  • Si jamais un avis défavorable a lieu, le SPANC est obligé de demander des travaux complémentaires sur une durée déterminée. Bien évidemment, une contre-visite sera ensuite effectuée par les agents du SPANC  pour vérifier la réalisation de cette demande annexe.

Dans le cas d’une vente de la propriété, comment se déroule le contrôle ?

Si vous disposez d’une maison dotée d’une installation d’assainissement individuel et que vous aimeriez la vendre, il est nécessaire de fournir un diagnostic assainissement.

Le diagnostic assainissement est une étape obligatoire avant même la cession du bien en question. L’objectif de ce procédé est en effet d’apporter des améliorations par rapport aux dispositifs d’assainissement individuel et de tenir l’éventuel acheteur informé sur l’état réel des installations concernées.

Quels sont les points à préciser lors du diagnostic ?

Les interventions du SPANC  sont très précises quand il s’agit de faire un diagnostic assainissement. Il vérifie à cet effet, selon le cas, que :

  • Des travaux de remise aux normes sont encore à prévoir (ou non)
  • Des modifications sont à apporter pour simplifier l’accès au réseau (ou non)
  • Des réparations sont nécessaires (ou non) pour des questions de sécurité environnementale et sanitaire

En même temps, il fournit quelques recommandations par rapport au mode d’entretien du dispositif et de l’ensemble des installations.

À quel prix le diagnostic assainissement est-il effectué ?

Dépendamment de chaque situation, et sous conditions, il est possible que le diagnostic assainissement soit effectué à titre gratuit par le Service Public d’Assainissement Non Collectif. Mais d’une manière générale, un coût allant jusqu’à 200 euros est requis pour la réalisation du constat.

Remarque :

Le document incluant le rapport de diagnostic est un signe d’engagement de l’acheteur à réaliser les travaux de mises aux normes nécessaires une fois le bien immobilier à sa disposition. L’acquéreur dispose d’un délai d’une année pour effectuer les ouvrages y afférents.

Comment entretenir les filtres plantés ?

Pour garantir leur bon fonctionnement, et par conséquent le traitement en bonne et due forme des eaux usées, les filtres plantés doivent être entretenus, et ce, régulièrement.

Quels sont les entretiens à faire ?

Selon la période de l’année, les filtres plantés ont besoin d’un entretien particulier :

  • Le retrait des fausses herbes
  • Le faucardage des tiges de roseaux
  • L’évacuation des boues

Certains entretiens spécifiques sont à réaliser en fonction du type de filtres, selon qu’il s’agisse de filtres plantés verticaux, de filtres plantés horizontaux ou de lagunage.

L’entretien des filtres plantés verticaux

S’il s’agit des filtres plantés verticaux, voici les entretiens nécessaires :

  • Vous devez veiller avant tout à ce que la longueur des macrophytes ne dépassent jamais les 30 cm pour éviter que les plantes ne s’étouffent et ne meurent.
  • Vous devez garder un œil vigilant sur les mauvaises herbes, qui risquent de pousser pendant les deux premières années. Dès lors qu’ils apparaissent, il faut les arracher rapidement.
  • Vous devez aussi vérifier régulièrement que les drains ne soient pas bouchés, dans quel cas, il faudra procéder au débouchage.
  • Vous devez penser à évacuer les boues avant qu’elles ne dépassent les 15 cm.

L’entretien des filtres plantés horizontaux

Dans le cas des filtres horizontaux, l’entretien est moins contraignant, car il n’est pas nécessaire de couper les macrophytes et d’évacuer les boues. Pour entretenir des filtres plantés horizontaux, vous devez juste :

  • Veiller à enlever les mauvaises herbes s’il y en a.
  • Veiller à enlever les feuilles mortes et les branches s’il y en a.
  • Veiller à ce que les drains ne soient pas bouchés.
  • Veiller à ce que le filtre ne soit pas saturé.

L’entretien du lagunage

Si vous utilisez un lagunage pour le traitement des eaux, pour l’entretenir, vous devez :

  • Faucher régulièrement la végétation.
  • Curer les boues au moins tous les 10 ans.
  • Veiller à ce que chaque bassin fonctionne normalement.

La fréquence d’entretien des filtres plantés

La régularité et la fréquence de l’entretien dépend de la nature de la maintenance à effectuer.

Entretien à faire tous les ans :

  • Le taillage des macrophytes
  • L’évacuation des boues

Entretien à faire régulièrement, voire moins de trois mois :

  • L’arrachage des mauvaises herbes
  • L’arrachages des feuilles mortes et des branches
  • La vérification des drains et du filtre

A qui faire appel pour l’entretien de filtres plantés ?

La bonne nouvelle, c’est que l’entretien des filtres plantés n’est pas aussi compliqué que peut l’être la maintenance des fosses toutes eaux et des préfiltres. Cependant, pour que le travail soit bien fait, mieux vaut faire appel à des professionnels.

Vous pouvez bien évidemment enlever les branches et les feuilles mortes vous-même. Vous pouvez également vous charger de l’arrachage des mauvaises herbes, à condition d’être certain de pouvoir le faire correctement.

Pour ce qui est de la vidange pour les filtres plantés, mieux vaut faire appel à des experts en la matière. Pour ce qui est de l’entretien du lagunage, vous devez demander l’intervention de la commune.

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Assainissement individuel : le contrôle d’entretien et de maintenance

Pour s’assurer qu’il respecte bien les règles et les normes en vigueur, le SPANC soumet tout dispositif d’assainissement individuel à une batterie de contrôle visant à garantir sa pérennité, mais aussi à assurer la santé et la sécurité de l’environnement.

Selon les recommandations du SPANC, le contrôle d’entretien et de maintenance doit être fait au plus tard tous les dix ans.

Questions pratiques sur le contrôle d’entretien et de maintenance

Le contrôle est-il obligatoire ?

Le contrôle d’entretien de maintenance, au même titre que les autres contrôles exigés par SPANC, est obligatoire. Il doit avoir lieu au moins tous les dix ans, cependant, le SPANC se réserve le droit de le demander quand il le veut, et au moment où il le veut.

Le contrôle doit être réalisé par qui ?

Comme tous les contrôles exigés par le SPANC, celui dédié à l’entretien et à la maintenance est également réalisé par le SPANC lui-même.

Quel objectif pour le contrôle d’entretien et de maintenance ?

Le contrôle d’entretien et de maintenance a pour but de s’assurer que le dispositif est bien entretenu, qu’il n’est pas endommagé et qu’aucun équipement n’a besoin d’être changé. Il doit avoir lieu tous les dix ans, sauf avis du SPANC.

Quels sont les autres contrôles exigés par le SPANC ?

En matière d’assainissement non collectif, le SPANC exige 4 contrôles obligatoires qu’il réalise lui-même :

  • Le contrôle de conception a pour but de vérifier si la mise en place prévue pour le dispositif d’assainissement est bien conforme aux normes exigées. Il doit avoir lieu avant le début des travaux, une fois que la demande de réhabilitation ou le permis de construire a été déposé.
  • Le contrôle d’exécution a, comme son nom l’indique, pour but de contrôler le déroulement des travaux, afin de s’assurer que le chantier suit bien le plan de conception énoncée et validée lors du contrôle de conception. Il doit avoir lieu au début des travaux, mais des contrôles peuvent également être prévus pendant le chantier.

Contrôle d’entretien et de maintenance : le diagnostic

Le contrôle d’entretien et de maintenance se fait en deux étapes :

  • Le diagnostic
  • Le contrôle

Comment se passe le diagnostic ?

Avant de procéder au contrôle d’un système d’assainissement non collectif, le SPANC procède toujours à une visite de reconnaissance au préalable. Cette visite est plus communément appelée : le contrôle de diagnostic.

Le contrôle de diagnostic permet de constater l’existence du système et de relever les documents relatifs au plan de l’installation. Il doit avoir lieu avant toute vente, avant un contrôle ou systématiquement, tous les trois ans.

Le diagnostic est réalisé par un technicien spécialisé, envoyé par le SPANC. Ce dernier aura pour rôle :

  • De constater l’existence du système d’assainissement individuel ;
  • De relever toutes les informations (documents, plans…) qui permettent de comprendre le plan du dispositif, d’en identifier tous les éléments que le composent, et de le contrôler par la suite ;
  • De noter tout ce qui n’est pas conforme aux normes et aux règlementations, ainsi que tout ce qui peut représenter un risque pour la santé ou pour l’environnement dans la grille de notation fournie par la commune.

Quels sont les documents nécessaires au diagnostic ?

Au moment du diagnostic, le technicien en visite aura besoin de tous les éléments qui lui permettra de s’assurer que tout fonctionne bien, que le système est bien entretenu, que le vidange a bien été fait…

Pour sa venue par conséquent, veuillez à ce que les documents suivants soient prêts :

  • Plans du système d’assainissement individuel
  • Documents justifiant la dernière vidange
  • Factures relatifs à l’entretien du dispositif

Veuillez également à ce que les regards soient déjà ouverts à l’arrivée du responsable du contrôle.

Que se passe-t-il à la fin du diagnostic ?

Une fois le diagnostic terminé, le technicien va émettre un compte-rendu dans lequel il évaluera le risque que votre système représente pour la santé et l’environnement.

Ce risque est classé en trois niveaux :

  • Risque faible, ce qui signifie que votre système respecte bien les normes et qu’il ne représente aucun danger pour l’entourage.
  • Risque fort, ce qui veut dire que votre système représente un danger pour l’entourage, et ce, parce qu’il favorise la pollution de l’environnement, ou parce qu’il peut représenter des problèmes sanitaires.
  • Risque important, ce qui veut dire que votre système ne respecte pas les normes, car il n’est pas bien entretenu ou que ses composants sont incomplets.

Contrôle d’entretien et de maintenance : le contrôle périodique

Le contrôle périodique consiste pour le technicien envoyé par le SPANC à vérifier si l’installation constatée lors du diagnostic fonctionne toujours très bien et est bien entretenue.

Il s’assure notamment que :

  • Les dispositifs de ventilation remplissent correctement leur rôle
  • Les dispositifs de dégraissage fonctionnement normalement
  • Les effluents s’écoulent bel et bien et sans difficulté dans le champ d’épandage
  • Les boues s’accumulent constamment dans la fosse toutes eaux

Il vérifie également que :

  • L’intervalle de temps entre chaque vidange de la fosse est bien respecté, à savoir tous les quatre ans.
  • Le contrôle de système d’épuration a bien lieu tous les six mois s’il est à boues activées, et tous les ans s’il est à cultures fixées.

Que se passe-t-il à la fin du contrôle périodique ?

Une fois le contrôle terminé, le technicien du SPANC va vous remettre un rapport de visite. Ce dernier va contenir un schéma de votre installation, sur lequel il va noter ses remarques. Il peut s’agir de simples observations, de recommandations sur ce qui peut être améliorées ou d’injonctions (équipements à remplacer, travaux à faire, etc.).

Voici les cas de figures possibles auxquels vous pourrez être confrontés après un contrôle d’entretien et de maintenance :

  1. Absence d’installation

Si le rapport conclut par une absence d’installation, vous serez sommez de réaliser une installation d’assainissement respectant les normes et les règlementations en vigueur dans les délais les plus brefs.

  1. Installation non-conforme

Si votre installation n’est pas conforme aux normes et aux règlementations du SPANC :

  • Vous devrez payer une pénalité, dont le montant sera le double de la redevance de votre ANC.
  • Vous devrez procéder aux travaux de remédiation dans un délai de 4 ans maximum.
  • Vous devrez procéder travaux de remédiation dans un délai d’un an au plus tard si vous songez à vendre votre habitat.

A noter qu’une installation est dite non conforme lorsque :

  • Il y a défaut de sécurité sanitaire
  • Il y a des anomalies au niveau de la structure
  • La distance d’implantation de captage d’eau potable n’est pas respectée
  • L’installation n’est pas complète ou ne respecte pas les dimensions exigées
  • Certains composants de l’installation ne fonctionnent pas comme ils devraient.
  1. Usure, manque d’entretien

Si une usure et donc, un manque d’entretien est constaté, le SPANC vous recommandera les travaux d’entretien et de maintenance à effectuer pour remédier à la situation.

 

Traitement et prétraitement des eaux usées

Le manque d’hygiène induit, et subséquemment, la consommation régulière d’eau non-traitée est à l’origine de plus de 4000 décès d’enfants de moins de 5 ans par jour dans le monde.

En France, la consommation moyenne d’eau par jour est de 200 litres par personne. Raison pour laquelle, le traitement des eaux est « vital » et est au cœur des priorités de la santé publique.

Qu’appelle-t-on « traitement des eaux » ?

Le traitement des eaux rassemble tous les moyens, techniques et procédés utilisés dans le but de « nettoyer l’eau », c’est-à-dire de la débarrasser de tout ce qui peut la polluer et la contaminer avant qu’elle ne soit rejetée dans la nature ou réutilisée.

Pourquoi traiter les eaux usées ?

Pour rappel, on appelle « eaux usées », toute eau ayant été utilisée à des fins domestiques, industrielles ou commerciales. Parce qu’elles peuvent contenir des substances chimiques, voire toxiques, elles ne peuvent pas être rejetées telles qu’elles dans la nature, et ce, pour deux raisons :

  • Elles peuvent être dangereuses pour les milieux qui les reçoivent ;
  • Elles peuvent représenter un danger pour ceux qui la consomment dans le cas d’un recyclage d’eau.

Comment traiter les eaux usées domestiques ?

Dans le cadre d’un assainissement non collectif, le traitement des eaux usées domestiques se fait en deux étapes :

  • Le prétraitement en fosse
  • Le traitement en filière traditionnelle ou agréée

Le prétraitement des eaux usées en fosse

Egalement appelé traitement primaire, le prétraitement se fait aujourd’hui dans une fosse toutes eaux. Auparavant, il a été fait par le biais d’une fosse septique, que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les anciennes installations, mais qui est interdite dans celles d’aujourd’hui.

On répertorie donc à ce jour deux dispositifs principaux de prétraitement des eaux usées :

  • La fosse toutes eaux
  • La fosse septique

Elles ont toutes deux le même objectif : purifier et dépolluer l’eau !

La fosse septique

La fosse septique fut le principal dispositif utilisé pour le prétraitement des eaux usées d’antan. Bien qu’elle soit encore présente dans de nombreuses installations anciennes à l’heure actuelle, elle est interdite depuis des années et ce, parce qu’elle ne peut traiter que les eaux-vannes.

La fosse toutes eaux

La fosse toutes eaux est le principal dispositif utilisé pour le prétraitement des eaux usées à ce jour. Il s’agit d’une cuve étanche qui, comme son nom l’indique, a été conçue pour pouvoir traiter dans un même bac aussi bien les eaux vannes que les eaux grises.

Voici les principales fonctionnalités de la fosse toutes eaux :

  • Retenir les matières solides dans le fond, sous la forme de boues, et ce, grâce à un préfiltre placé entre la fosse et l’épandage ;
  • Retenir les graisses qui flottent à la surface grâce à un bac placé au fond de la fosse toutes eaux ;
  • Utiliser les bactéries anaérobies, c’est-à-dire sans oxygène, pour transformer les matières polluantes en liquide ;
  • Evacuer les gaz produits par l’action des bactéries anaérobies grâce à un système de ventilation.

La fosse toutes eaux est également munie d’un dégrilleur qui, placée à son entrée, a pour rôle d’empêcher l’entrée des matières solides de taille conséquente (déchets).

Le traitement des eaux usées en filières

Une fois les eaux usées prétraitées, elles doivent passer par un traitement secondaire qui se fait soit en filière traditionnelle soit en filière agréée. Contrairement au traitement primaire, celui-ci se fait avec des bactéries aérobies, c’est-à-dire avec oxygène.

Le traitement des eaux usées se fait en deux étapes :

  • L’épuration des eaux prétraitées
  • L’évacuation des eaux épurées

L’épuration des eaux prétraitées

L’épuration des eaux peut se faire de différentes manières :

  • Par un épandage directement dans le sol ;
  • Par un lit d’épandage
  • Par une tertre d’infiltration
  • Par un dispositif contenant des fibres plastiques, minérales ou végétales, riches en bactérie.

L’évacuation des eaux épurées

Une fois les eaux débarrassées de tout ce qui peut polluer ou contaminer ses récepteurs, les eaux épurées peuvent être rejetées de deux manières :

  • Par infiltration dans le sol
  • Par une canalisation qui conduit vers un cours d’eau

A noter que s’il était d’usage d’évacuer les eaux usées dans les « puisards », cette pratique est interdite depuis longtemps maintenant.

Les systèmes de traitement d’eaux usées « deux en un »

Pour traiter les eaux usées, vous pouvez également opter pour des dispositifs plus pratiques. Deux en un, ils offrent de nombreux avantages :

  • Conformes aux normes, ils peuvent traiter à la fois les usées vannes et les eaux grises ;
  • Economiques, ils peuvent se charger en même temps du prétraitement et du traitement.

La micro-station d’épuration

La micro-station d’épuration figure dans la liste des filières d’assainissement d’eaux usées non collectif agréées. Se composant principalement d’une seule cuve divisée en plusieurs compartiments, ainsi que par un générateur d’air, elle utilise des bactéries aérobies (avec oxygènes) pour détruire les composants polluants de l’eau.

Le traitement de l’eau par la micro-station d’épuration se fait en trois étapes :

  • Le prétraitement, qui a pour but de séparer les solides des liquides. Les solides sont stockées au fond de la cuve, les liquides passent en traitement secondaire.
  • Le traitement secondaire par réacteur biologique, qui a pour but d’épurer les eaux usées grâce à des bactéries aérobies dont l’action est renforcée par l’oxygénation du générateur d’air.
  • L’évacuation des eaux dans le sol ou par une canalisation menant vers des végétaux à irriguer.

Les filtres plantés

Les filtres plantés sont répertoriés dans la liste des systèmes d’assainissement écologiques. Comme son nom le laisse présager, ils utilisent des plantes pour épurer et pour dépolluer l’eau.

Les filtres plantés sont constitués de deux filtres en série, placées sur deux étages, se composant de graviers et de sable propices aux bactéries épuratrices, et conçues pour se charger à la fois du prétraitement et du traitement des eaux usées.

  • La première cuve contient essentiellement des roseaux.
  • La deuxième cuve convient des jacinthes d’eau, des carex, des joncs, des massettes, etc.

Les filtres plantés s’avèrent être d’excellente solution d’assainissement. Ils offrent en effet un rendement épuratoire pouvant aller jusqu’à 95%, et sont capables d’éliminer jusqu’à 70% les diverses pollutions (azotées ou phosphorées).

Bon à savoir : les filtres plantés peuvent également être utilisés comme dispositif de traitement secondaire, en complément à la fosse toutes eaux.